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   Après avoir exploré la photographie, puis la matière et l'espace durant la première partie de sa carrière, c’est sous l’identité de Caddarik Michielsen que Ludovic Michaux choisit aujourd’hui de déployer son œuvre.

Ce changement de nom symbolise une volonté de retour à l'essentiel : la vibration du noir, la fragilité du support et l'urgence du geste. Si la signature change, l'exigence reste la même, faisant de Caddarik Michielsen l'héritier direct d'un travail de création entamé il y a plusieurs années.

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L'empreinte du silence

Caddarik Michielsen est un artiste plasticien dont le travail actuel se cristallise autour de la mémoire du papier et de la puissance de l’empreinte. À travers une pratique exigeante du monotype et du dessin au fusain, il sonde les zones de friction entre l’ombre et la lumière, le corps et son effacement.

Son œuvre est une exploration viscérale de la temporalité. Dans sa série emblématique 42:36, encore, Michielsen transforme l’expérience de la chute et de l'absence de sommeil ainsi que la déstructuration du quotidien qui en résulte, en une grammaire visuelle d'une rare intensité. Le monotype, par sa nature de pièce unique et non reproductible, devient pour lui le médium de l’urgence : il fixe l’instantanéité d’un cri ou d’un souffle avant qu’ils ne s’évaporent.

Qu’il s’agisse de ses Anatomies habitées ou de ses Constellations Noires — véritables cartographies du vide — l’artiste dialogue avec la poussière de carbone et l’encre pour sculpter le silence. Son geste, tour à tour précis comme un scalpel ou éthéré comme une brume, cherche à révéler la structure invisible de l’être et la résilience de la forme face à l’obscurité.

Installé en Belgique, Caddarik Michielsen construit une œuvre singulière, une topographie de l’intime où chaque passage sur le papier agit comme une tentative de réenchanter le noir.

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Note sur le parcours

Marqué par une première étape fondatrice en galerie consacrée à la sculpture et au dessin, le parcours de l'artiste a ensuite connu un cycle de retrait nécessaire à l'écriture, à la reconstruction et à une recherche approfondie sur les processus de l’Art-thérapie. Ce temps de silence médiatique fut en réalité une période de sédimentation intense, où le travail des mots et l'exploration de la psyché ont nourri l'exigence du trait. Les séries actuelles de Caddarik Michielsen, nées de cette traversée, témoignent d'une résilience devenue matière.

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After exploring photography, then matter and space during the first part of his career, it is under the identity of Caddarik Michielsen that Ludovic Michaux chooses to deploy his work today. This change of name symbolizes a desire to return to the essential: the vibration of black, the fragility of the support, and the urgency of the gesture. While the signature has changed, the high standards remain the same, making Caddarik Michielsen the direct heir to a creative journey begun several years ago.

 

 

The Trace and the Hollow

Caddarik Michielsen is a visual artist whose work explores the friction between matter, the body, and memory. Through a rigorous practice of monotype printing and charcoal drawing, he investigates the persistence of being against the deconstruction of daily life.

His work is a visceral exploration of temporality. In his emblematic series '42:36, encore' Michielsen transforms the experience of the fall – with its sleepless nights and the breakdown of daily life – into a visual language of rare intensity. The monotype, by its nature as a unique and non-reproducible print, becomes his medium of urgency: it captures the immediacy of a cry or a breath before they evaporate.

Whether in his inhabited Anatomies or his Black Constellations — true cartographies of the void — the artist dialogues with carbon dust and ink to sculpt silence. His gesture, by turns as precise as a scalpel or as ethereal as mist, seeks to reveal the invisible structure of the soul and the resilience of form in the face of darkness.

Based in Belgium, Caddarik Michielsen builds a singular body of work, a topography of the intimate where every mark on paper acts as an attempt to re-enchant the black.

Note on the journey

Marked by a seminal gallery debut dedicated to sculpture and drawing, the artist’s path then underwent a necessary cycle of withdrawal dedicated to writing, personal reconstruction, and in-depth research into art therapy processes. This period of public silence was, in truth, an intense time of sedimentation, where the labor of words and the exploration of the psyche nourished the rigor of the mark. Caddarik Michielsen’s current series, born from this journey, bear witness to a resilience transformed into matter.

CURRICULUM VITÆ





EXPOSITIONS / Exhibitions :
2019
Comme d'un songe l'anatomie, solo-show, Centre culturel de Trois-ponts, CCSTP

2013
Mots épars et Pas, solo-show, Maison du peuple, Bruxelles

2011
En nos Naos s’égrènent, solo-show, galerie Briobox , Paris. 
Passion de l’art en Finistère, centre culturel Le Quartier, Quimper.

2008
Anastylose, centre culturel français de Karlsruhe, Allemagne. 

2005
Citizens, PM Gallery & House, Londres.
Commissariat de Cynthia Morrison-Bell et Laymert Garcia Dos Santos.

2004
Cycle d'expositions du collectif "Des territoires" au centre d'art Mira Phalaïna, Maison populaire de Montreuil : 
Projection d'un territoire
Suites
Écarts

Sur une proposition de Jean-François Chevrier. 

2003
Pas n'importe où, juste à côté, couvent des Cordeliers, Paris. Exposition des diplômés de l'ENSBA avec les félicitations du jury. 
Vous êtes ici, Galerie Ag'Art, Amilly, Loiret. Commande de la municipalité sur les mutations du territoire. 

2002
Exposition-atelier, Fondation Icar, Paris. Sur une proposition de Jean-François Chevrier. 

2001
Des Territoires, ENSBA, quai Malaquais, Paris. Commissariat de Jean-François Chevrier et Sandra Alvarez de Toledo.

2000
Seconde biennale polonaise de la Photographie, Poznàn, Pologne. Sur invitation de Bogdan Konopka. 

1996
European Reflections, Royal photographic society, Octagon Galleries, Bath. Commissariat de Martin Philipps.


BIBLIOGRAPHIE & CATALOGUES / Books :
2009
La borne SOS 77, livre en collaboration avec Arno Bertina, éditions le Bec en l'Air, collection Collatéral. 

2006
anastylose, Rome, XIII av. J.-C., IX av. J.-C., 1942. Farce archéologique en deux actes et un aparté
Ouvrage collectif signé avec Arno Bertina,Yoan De Roeck et Bastien Gallet. Fage éditions et l'Académie de France à Rome. 
Une académie, article publié dans la revue littéraire Le nouveau recueil n°78, Editions Champs-Vallon. 

2005 
Citizens

2003
Vous êtes ici, éd. ENSBA 

2001
Des territoires en revue, n° 5/5, éd. ENSBA 

2000
Seconde biennale polonaise de la Photographie 

1996
European Reflections


COLLECTIONS :
2009-2019
Collections privées. 

2009
Acquisition par l'artothèque de Pau-Pyrénées d'un ensemble de huit tirages argentiques noir et blanc intitulé Ruines de l'avant-départ et portant le numéro d'édition 1/3. 

2008
Acquisition par la Bibliothèque Nationale de France, Département des Estampes et de la Photographie de l'ensemble des 58 tirages argentiques d'édition du livre anastylose, Rome, XIII av. J.-C., IX av. J.-C., 1942. Farce archéologique en deux actes et un aparté
Cet ensemble présenté en coffrets (trois volumes) est un exemplaire unique. 

2002
Vente d'un ensemble de 32 épreuves photographiques à la photothèque de l'Epad. (Établissement public d'aménagement du quartier d'affaires de La Défense). 

FORMATIONS / Studies :

2004 Villa Médicis, Académie de France à Rome 

2002 Diplômé de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts (ENSBA), Paris

1999 Diplômé de l’École nationale supérieure de la Photographie (ENSP),Arles

1996 Diplômé de l'École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'arts Olivier de Serres (ENSAAMA), Paris

Archives & Background


En 2011, l'exposition En nos Naos s’égrènent à la Galerie Briobox(Paris) marquait un tournant décisif : le passage de la photographie à la sculpture et au dessin. Ce moment charnière, documenté ici sous le nom civil de l'artiste, a posé les premières pierres de sa recherche sur la structure et le vide. Ces archives constituent le socle de sa résilience et la racine profonde de sa mue vers l’identité de Caddarik Michielsen.

|    In 2011, the exhibition En nos Naos s’égrènent at Galerie Briobox(Paris) marked a decisive turning point: the transition from photography to sculpture and drawing. This pivotal moment, documented here under the artist's civil name, laid the foundation for his research into structure and void. These archives represent the bedrock of his resilience and the deep root of his evolution into the identity of Caddarik Michielsen.

 

Vues de l'exposition personnelle En nos Naos s’égrènent, Galerie Briobox, Paris (2011).
Travaux présentés sous le nom civil de l’artiste.

Installation views of the solo exhibition En nos Naos s’égrènent, Galerie Briobox, Paris (2011).
Works presented under the artist's civil name.

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